Les travaux sont finis, le travail commence

Après deux années de travaux, les locaux que nous voulions rénover sont terminés.
Le but de la rénovation de ces locaux était de pouvoir augmenter l’engagement de notre communauté auprès des habitants de notre territoire, et de nous faire ainsi de meilleurs témoins de l’amour de Christ.

Il existe une parole ancienne, présente dans bien des traditions, qui dit : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. » Déjà là, un immense programme : ne pas nuire.

Mais le Christ, dans son enseignement, a reformulé cette maxime de manière positive : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous. » Autrement dit : ne vous contentez pas d’éviter le mal, mais choisissez activement de faire le bien.

Jésus nous rappelle ainsi que le problème de tout cœur humain ne réside pas seulement dans la haine, la jalousie ou les mauvaises actions, mais aussi dans l’indifférence et l’inaction.

Nous, chrétiens protestants, plaçons notre confiance dans cette bonne nouvelle, commune à tous les chrétiens : à savoir que Dieu est amour. Parce qu’il est amour, le créateur du monde n’est ni indifférent, ni inactif : il est intervenu dans ce monde. En Jésus de Nazareth, Dieu s’est fait homme pour sauver une création brisée par le mal.
Par sa mort et sa résurrection, il a ouvert un chemin de pardon et de réconciliation : avec Dieu, mais aussi entre nous.

Et à l’exemple de Jésus, qui a dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 15:13), nous croyons que notre vie ne nous a pas été donnée pour que nous la gardions pour nous.

Elle est faite pour être donnée : pour le bien de nos proches, pour celui de nos voisins,
et avec tous ceux que la vie place sur notre route.
C’est dans cet esprit que les membres de notre communauté ont voulu s’organiser, pour donner un peu de leur temps, de leur énergie, de leur attention.

Les besoins autour de nous sont grands, et nos forces encore modestes. Alors, que pouvions-nous apporter ?
Nous avons la chance de vivre dans un pays où l’effort de solidarité nationale prend en charge de nombreux besoins matériels. Mais la vie ne se réduit pas au corps. Il existe des manques qu’aucune allocation, qu’aucun virement automatique ne pourra jamais combler : le besoin d’écoute, le besoin de lien,  la certitude qu’il y a, quelque part, quelqu’un qui n’est pas indifférent.

C’est pour répondre à cela que nous lançons aujourd’hui ce projet :

Un café associatif pour créer du lien entre voisins qui se croisent sans se connaître.
Un atelier numérique pour aider à maintenir le contact avec ceux qui sont loin, mais aussi pour réapprendre à dialoguer avec ceux qui sont proches.
Un espace d’écoute, enfin, pour offrir une oreille attentive à celles et ceux qui en auraient besoin.


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